Notre vin manque-t-il- de valeur ajoutée ?

Wednesday, 06 / May / 2015

Les domaines de la commercialisation et de la distribution offrent de grandes opportunités d'affaires...et la possibilité d'abandonner cette image de "bon et pas cher" que nous avons.

 

 

 

D'après l'Observatoire Espagnol du Marché du Vin (OEMV), l'Espagne a été en 2014 le 1er pays exportateur mondial et l'un des 3 principaux pays producteurs de vin, ce qui place notre pays en tête de l'industrie vinicole mondiale en volume.

Les données ne sont pas aussi flatteuses lorsque l'on aborde la notion de valeur moyenne unitaire en comparaison avec les principaux pays producteurs. Selon les mêmes sources, l'Espagne occupe le 11ème rang mondial avec 1,16€/L, loin derrière la France avec 5,30€/L et l'Italie avec 2,50€/L, et même sous le seuil des producteurs du nouveau monde.

Nous pourrions justifier en partie ces données de valeur et volume. notamment parce que nous exportons majoritairement des vins en vrac, d'excellente qualité, qui sont ensuite embouteillés dans d'autres pays et distribués par ces derniers qui profitent de la valeur ajoutée que nous ne faisons pas, comme cela avait été le cas par le passé pour notre huile d'olive. Cependant il serait intéressant de comprendre porquoi les vins embouteillés par certaines grandes appellations subissent également une baisse de valeur de leur prix moyen unitaire alors que les chiffres à l'exportation continuent de croître.

Heureusement, cette situation de sous-estimation globale n'affecte pas tous nos vins et nous avons de beaux exemples, mais trop rares pour faire face à cette "marée" de vin "bon marché" qui nous envahit. Bien que notre positionnement en valeur puisse paraître "injuste", vis à vis de la qualité de nos vins et des progrès qualitatifs spectaculaires, c'est peut-être les domaines de la commercialisation et de la distribution dans lesquels se trouvent les plus grandes opportunités d'affaires, qui peuvent nous apporter la valeur qui nous correspond et nous permettre d'abandonner ainsi cette image de "bon et pas cher" qui nous poursuit.

L'analyse comparative avec nos concurrents, au-delà des regrets, devrait être considérée comme une opportunité stratégique si, par le biais d'un bon diagnostic, nous nous engageons vers ce que le marketing peut nous apporter au moment d'établir notre stratégie de marché.

L'équilibre entre volume et valeur est un problématique complexe, particulièrement sur des produits comme le vin où les perceptions sont subtiles et sur laquelle les enjeux sont énormes. La cohérence et la connaissance des conséquences éventuelles, doivent nous faire réfléchir face à la tentation des "gros volumes" et des fortes augmentations de production.

C'est peut-être le bon moment, au sommet de notre pic de production, pour demander "un temps mort" comme cela se fait au basket, afin d'analyser les prochains enjeux culturels, sociaux, de communication et de législation, afin d'augmenter la valeur perçue par le marché et par conséquent, augmenter la valeur économique finale.

Si, dans la vie courante, nous valorisons les choses en fonction de nos connaissances, c'est ici le devoir du marketing et de la communication de développer ces domaines afin de soutenir la gestion commerciale et la distribution de nos vins, en orientant ce message vers la recherche de cette valeur.

L'oenoturisme est une merveilleuse source d'activités, avec un contenu social et culturel élevé qui peut améliorer l'image perçue d'une region et de son vin, s'il fait partie intégrante d'un plan stratégique global de communication et du développement de l'activité viticole de la dites région. En tant que tel, il devient alors un outil de communication et une pièce maitresse dans l'apport de valour ajoutée du vin. En sélectionnant des alternatives qualitatives, stimulées par des initiatives privées et professionnelles, de la part des cavistes, associations de viticulteurs et les conseils de dénomination d'origine, de solides avancées peuvent être réalisées sur l'orientation culturelle du secteur du vin. Nous devons gagner la bataille qualitative du savoir et de la communication.

De la même manière, les conseils, organisations professionnelles et associations, doivent actualiser ensemble les normes et les législations selon les besoins du marché, tout en conservant son essence. Ils doivent aussi travailler pour, unir et assurer la cohésion d'un message qualitatif et de valeur, plutôt que celui de volume. Comme dans le marketing, il est toujours conseillé de segmenter le marché plutôt que de le séparer.

Le packaging, qui conçoit et différencie le produit, la marque et le segment, devient un communiquant, un messager silencieux de notre histoire et donne cette touche finale au produit qui différenciera une vente normale d'une vente inoubliable.

Le vin a une composante hédoniste et culturelle, c'est pourquoi nous devrions valoriser d'avantage le packaging, en allant au-delà des simples aspects économiques, esthétiques ou fonctionnels.

Elever le rôle du packaging et le considérer comme le facteur décisionnel d'une vente, va nous permettre de valoriser l'intérêt de comprendre ce que ressent le client lorsqu'il sous pèse une bouteille, touche l'étiquette et le matériau de la capsule du vin choisi.

Cet ensemble de petites peceptions et sensations donne lieu au plaisir et à la mémoire et permet ainsi au vin de devenir une expérience inoubliable pour notre client. C'est cette création de valeur qui va associer dans la mémoire de notre client ce "vin espagnol" à un grand moment de plaisir...

 

 

Categoría:Secteur

Liste des commentaires

SPARFLEX adquiere el 100% del capital de RIVERCAP

Add comment

* - required field

*




Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
Si vous ne pouvez lire toutes les lettres ou chiffres, cliquez ici.
*
*