La valeur subjective du vin

Wednesday, 18 / June / 2014

José Sáenz de Santamaría réflechit sur la nécessité de découvrir la "valeur maximale" du vin.

Nous avons la chance de vivre sur une terre qui élabore l'un des vins plus appréciés du monde. La Rioja, et l'Espagne de manière générale, sont reconnues comme étant des références majeures en ce qui concerne leur évaluation qualitative et leur tradition élaboratrice, et pour avoir figuré, l'année dernière, dans les premiers rangs en terme de volume dans la production mondiale, et ce que curieusement malgré la réduction des plantations qu'a subit l'Espagne ces 10 dernières années depuis l'application de la législation communautaire.

Dans le vin Rioja, ainsi que dans le vin espagnol, il y a du terroir, du talent, de l'expérience et de la culture. Et si cela ne suffisait pas, les nouvelles générations y ajoutent de la jeunesse, de la préparation et de l'innovation. Ces éléments devraient nous donner comme résultat, en plus du volume, une valeur perçue qui, enfin, doit se refléter sur le prix de vente.

Cependant, saux exceptions honorables, nous éprouvons des difficultés à obtenir la reconnaisance de cette valeur sur le marché international, puisqu'alors que nous sommes bien placés en matière de perfection qualitative, nos prix moyens sont inférieurs à ceux des pays de notre environnement vinicole et du nouveau monde, probablement de par la grande influence des vins en vrac espagnols qui, par ailleurs, changent de nationalité une fois mis en bouteilles à leurs destinations grâce à de nouvelles technologies et à des législations permissives.

Une solution pour ajouter de la valeur à nos vins, surtout maintenant que nous faisons partie des leaders mondiaux du secteur, pourrait être de moins travailler les vins en vrac et d'encourager d'avantage la mise en bouteille. Mais aussi, et de manière plus spécifique au niveau Rioja et peut-être d'autres régions, le concept original de dénomintations pourrait avoir besoin d'être modifié et la recherche d'une segmentation qualitative qui ajoute plus de valeur à son ensemble et, notamment, à ces zones qui, de par leurs caractéristiques, pourraient servir de faire-valoir pour l'ensemble de la dénomination, pourrait être nécessaire. Tout le monde est gagnant avec une plus grande segmentation par valeur.

Nos efforts pour transmettre de la valeur à notre vin doivent être pluis importants que ceux de régions d'autres nationalités qui, pour une raison ou pour une autre, nous devancent dans cette "estimation subjective" de la part du marché; pourtant, l'expérience et l'apprentissage sont les seuls à permettre d'obtenir une bonne transmission des valeurs et de la culture du vin. Nous ne pouvons pas faire l'impasse sur ce travail. En un mot, au lieu de nous lamenter sur cette "estimation subjective", plus ou moins justifiée, travaillons pour la changer.

L'apprentissage, l'expérience et même l'existance d'un idéal, ainsi que la notion et transmission d'une culture derrière le vin que nous nous apprêtons à commencer, vont au-delà du sujet dans son ensemble...et même du protecteur. La valeur d'un vin de qualité, d'une région et une dénomination peut être aussi subjective que l'artisant, l'art, la mode ou le goût. Cependant, comme l'explique le proverbe: "tous les goûts sont dans la nature". Si nous souhaitons que "la valeur s'ajoute au goût", nous devons écrire, soigner, éduquer et promouvoir nos vins et appellations de manière intensive, suggestive, singulière et séductrice, afin de gagner la bataille contre l'ignorance et rattraper certaines régions dont le renom et la perception de valeur supérieure et dont les prix des vins sont en conséquence largement supérieurs aux nôtres par le simple fait qu'ils proviennent de telle ou telle région.

Nous transmettons de la valeur lors des dégustations avec des professionels ouvertes au public amateur, au travers d'écoles de gastronomie, d'un tourisme oenologique de qualité et, en fin, en ouvrant nos régions et facilitant l'accès à ces clients curieux et avides d'information et d'histoires sur la culture du vin.

La bouteille, joue un rôle stratégique dans cette formule qui doit avoir comme objectif l'obtention de la plus grande valeur possible pour notre marque. La transmission et l'essence de notre message doivent être présentes dans tous les éléments de ladite bouteille. Sa valeur et sa perception seront des attributs qui prédisposent le consommateur au moment de l'ouverture qui précède la dégustation.

Le rituel d'ouverture professionelle par le restaurateur ou sommelier, ainsi que son observation et son commentaire (bouteille, étiquette, capsule et bouchon) doivent constituer un élément essentiel du travail ce cette transmission de valeur et nous tous, amateurs, professionnelles et leur entourage, devons transmettre cette culture de savoir-faire.

De par lieu niveau et leur destination, il y a certains conditionnements de vin qu'il est indispensable de respecter car ils sont faits de bouteilles de design, d'étiquettes présentant des matériaux et des graphismes de pointe et de capsules en étain pur qui se positionnent logiquement au même niveau que le message transmis par la valeur de l'élaboration par son viticulteur, son oenologue et l'histoire que ces derniers souhaitent transmettre. Message qui transmet de l'amour et du respect pour le terroir et la culture du vin et qui se rend complice dans la recherche du bonheur, objectif ultime de lien avec notre client. Si nous y parvenons, cela sera la valeur maximale.


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